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Ci-dessous, un article paru dans la newsletter du Guide de Référence Santé. Bonne lecture!
Le 17 septembre 2010 – C’est en forgeant qu’on devient forgeron, dit le proverbe. Et c’est en traitant des victimes de traumatismes qu’on sauve plus de vies, serait-on enclin à ajouter à la lumière d’une étude réalisée par Lynne Moore, Alexis Turgeon et André Lavoie, de la Faculté de médecine, et par leur collègue de McGill, James Hanley. Selon les chiffres publiés par ces chercheurs dans une récente édition du World Journal of Surgery, le taux de mortalité des victimes de traumatismes a connu une baisse considérable au cours des années qui ont suivi l’implantation des centres régionaux de traumatologie.
Au Québec, jusqu’au début des années 1990, les victimes d’accidents de la route, de chutes graves, de blessures par armes à feu, armes blanches, etc. étaient transportées à l’hôpital le plus proche où on tentait, avec les moyens du bord, de leur sauver la vie. Entre 1992 et 1996, un nouveau système de centres régionaux de traumatologie a été progressivement mis sur pied. «Ce système comprend aujourd’hui 59 centres couvrant tout le territoire québécois, souligne Lynne Moore. C’est l’un des plus développés au monde.» Ces centres disposent de plus de ressources pour composer avec des cas où la vie du patient est en jeu, et c’est là que sont dirigées aussi vite que possible les victimes de traumatismes.
Une étude antérieure avait montré que, comparée à ce qui existait auparavant, une telle organisation des soins avait abaissé de 80 % le taux de mortalité des victimes de traumatismes. Les chiffres que viennent de publier Lynne Moore et ses collaborateurs prouvent que, une fois en route, ce système se peaufine et continue de produire des effets sur la mortalité. À l’aide du registre des traumatismes du Québec, qui comprend plus de 88 000 cas traités de 1999 à 2006, les chercheurs ont établi que le taux de mortalité est demeuré stable aux alentours de 5,4 % entre 1999 et 2002. Pendant les quatre années qui ont suivi, ce taux a baissé de 4,6 % par année en moyenne, pour une baisse globale de 24 %. «Cette amélioration est attribuable à plusieurs facteurs liés aux structures du centre et aux procédures d’intervention qui ont un effet sur la qualité des soins. À mesure que le système gagne en maturité, on parvient à sauver plus de vies», analyse la professeure Moore.
Une telle amélioration ne pourra se maintenir indéfiniment, reconnaît-elle. «Les équipes des centres de traumatologie réussissent des choses incroyables, mais il est évident qu’un jour nous allons atteindre un plateau. Il faudra alors se concentrer sur d’autres aspects que la survie pour évaluer l’efficacité du travail effectué dans ces centres.» La nouvelle professeure du Département de médecine sociale et préventive entend d’ailleurs faire porter une partie de ses travaux de recherche sur la qualité de vie des victimes de traumatismes qui ont échappé aux griffes de la mort.
Source: Au Fil des Événements
Bonne journée !
guy lemieux
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